Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann
J'avais écrit un chouette texte je crois
Pour remercier ceux qui m'ont lue
Il s'est effacé juste comme ça
Pas grave, ce n'était pas le but.
Ce soir pas d'alexandrins, ni de poésie
Ce blog va s'évanouir peu à peu
Merci aux poètes qui m'ont servie
Et à ceux qui ont été merveilleux.
Mes amis fidèles des temps heureux ou non
Vous avez été mon bonheur et mes temps
Mes amis de rimes, et de déraisons
L'heure approche où tout prend son sens.
Je reviendrai peut-être,qui peut savoir?
Les mots en belles ou mortes saisons
Mais sachez que rien n'a été dérisoire
Que vous avez été mes mots passions.
A igells, en particulier et entre autres...
Pluie de billets sur Paris
Société indécente
Impudeur, saloperie
Face aux misérables!
Coup de publicité, pari.
Foutre l’entreprise en l’air,
La jeter aux orties,
Ruer des quatre fers!
Comment oser se la jouer?
Quand les SDF se meurent
Traînent éreintés sur les pavés
Quand d’autres aux jours crèvent.
Ces mecs ne sont qu’abjection
Euro millions si suspects
Qu’ils les balancent moignons
De leurs tronches de balafrés!
On accuse qui ensuite?
Ceux qui niaisement y croyaient?
Attroupements de la police
Encor’ la rue qui en fait les frais!
J’ai honte de cette société
Les malins qui se comportent
Sans pudeur, en malignité
Telle bande de cloportes!
Aimer ce rien, aimer ce tout
La pluie, le vent et le soleil.
Baisers mouillés à nos joues
Dans le silence s’émerveillent.
Tourner les pages de la vie
Comme on lit le non-retour.
Balbutier les mots et les cris
N’avoir au cœur que les jours.
Si la pluie en nous reverdit
S’affranchir, se taire, ragaillardis
Oublier les souvenirs plaisirs
Tracer sillons dans la terre, désirs.
S’effacer enfin dans l’ombre
Pour mieux revenir en espoir,
Changer le flou de la pénombre
Etre le meilleur, formidable.
J’ai tout écrit, tout dit, raconté.
J’ai parlé du monde, de la vie,
Tourné les pages présent, passé
Cassé les tabous, les on-dit.
Me suis boursouflée, vantarde
Telle grenouille de la fable.
Croyant que j’avais du talent,
Vous croyant aveuglément.
Qui sommes-nous en réalité?
Ni Verlaine, Char ou Rimbaud
Des écrivaillons en mal d’aimer
Inscrivant des mots contre nos maux.
Personne ne sait l’importance
Que nous avons à dire, à écrire,
Et chacun dans notre croyance
Sommes de tout petits sbires.
Voilà que je m’emporte, colère
Sur la toile blanche du virtuel.
Vous, vous savez bien écrire
Moi, je ne sais pas le faire.
Mais, peu importe, on ne choisit pas
On vibre, joue, tressaille
Avec l’amour guidant nos pas
Au seuil de ce qui nous assaille.
Il suffirait d’un clic de souris
Pour effacer toutes les phrases.
Je n’en ai pas le courage
Cet espace fait partie de ma Vie.
Ne pas avoir de doutes, croire en tout
S’efforcer d’être soi malgré les choses
Parsemer le chemin de roses et d’épines
Comme l’on croit que la vie est un bout
Dans l’illimité du monde noir et blanc
Penser qu’il est gris car cela nous arrange
Et sous la burka, délier les langues
Tandis que les femmes nous haranguent
Savoir trouver les repères, les nationalités
Ce que le monde nous renvoie de généralités
Au travers des races, des religions, crier!
Se demander ce qui nous fait être vrais
Toi la femme qui dépose dans la maison
Le pain en signe d’extrême raison
Alors que l’on te traîne dans la boue
Que tu te mets sans cesse à genoux
Mourir brûlée, par un frère, un père
Souffrir la peau en cloques, tuméfiée
Parce qu’un baiser, un amour bafoué
Puis renaître des cendres du péché
Montre-toi, abaisse ton foulard
Pense à tes sœurs opprimées
Même celles qui circulent en BMW
C’est toi que rejoindra l’Histoire
C’est à l’école que l’on apprend
Nos choix et le sens des libertés
Ne te laisse pas abaisser dans ton rang
Sois celle qui vibre, comprend et sait!
Entre les voix de l'Orient ou de l'Occident
La voix des femmes reste une concordance
En elles toutes, demeure la délivrance
Elles, elles, à travers tous les temps!
Pour nous et nos enfants....
De quoi se poser de sérieuses questions, non?
Un flot de mots qui s’éparpille
Clochards du cœur en pointillés
Ils tendent leur vie en sébile
S’arriment aux autres, tétanisés.
Dans la vie aseptisée, embrigadée
Se couchent, dans l’ombre de chacun.
Le cerveau bridé, lobotomisé,
Du trottoir gardant parfum.
Tentes dressées après l’été,
Bivouacs des âmes en errance.
Couloirs de l’automne, fleurs séchées.
L’hiver est en partance.
Que ferons-nous de ces destins?
Du fer, du laiton, de l’airain?
Quand le monde est chagrin
Dans ce sacré fichu pétrin.
Alors, savoir et comprendre.
Ne pas dire les mots qu'il ne faut
Etre utile, avoir le sens des choses
Ne pas utiliser des termes par défaut.
J'adore me marrer avant tout et plus c'est surréaliste plus j'aime!!!
Quand le temps sème discorde
Que rien ne va sinon l’ennui
La terre ne tourne plus ronde
Le malheur en nous sévit.
Tu me manques au jour qui tombe
Après des heures d’insomnie
Je te cherche quand vient l’aurore
De toi garde le goût de la vie.
Le tonnerre sonne le triste glas
Que l’éclair ne suffira à réveiller
Je m’installe dans chacun de tes pas
Araignée prise dans les filets.
Vois-tu combien tu es mon ombre?
Silhouette démesurée, sourde
Ne jouant que fausses notes
Troublant mes années rudes.
Mon cœur est enseveli , altéré
Oh! Que les sources m’abreuvent
A l’érosion du cœur, éthérée
Que mes mots enfin se meurent.
Et dans ton ultime faconde
Je me berce d’amères paroles
Car rien n’est meilleur que le gong
Frappé en notes mineures.
Mon enfant, ma douce brune
Rien n’existe que ton amour
Et sur tes sourcils de brume
Je pose mes baisers en un jour.
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