Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann
Une légère nuance, celle de la physionomie
La cadette bouille plus ronde, yeux en amande
Un sourire davantage naïf et démuni
Un cœur qui cherche, toujours en demande.
Dans leurs rires, leurs regards rien ne change
Chacune à leur place sans avoir eu le choix.
Etre l'aînée de celle dont le visage dérange
Se battre à ses côtés, élever parfois la voix.
Expliquer ces choses qui lui échappent
Se reprendre, recommencer, s'acharner,
L'aider à surmonter son handicap
Etre sa lumière, l'aimer, la chaperonner.
Un jour, pourtant, elle deviendra grande
Cultivera alors à raison sa différence
Chacun son tour enfin devra apprendre
A poser les pas sur sa nouvelle cadence.
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