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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:36



J'étais comme un moineau
Chantant dans les rues de Paris
Rêvant de l'homme à la moto
Au bal de la chance, il m'a souri

 

De l'autre côté de la rue
Un homme comme les autres
Je sais, j'en ai tant vu
Fais-moi valser beau gosse

 

Il n'est pas distingué, comme ça
J'm'en fous pas mal, il me plaît à moi
J'ai qu'à l' regarder, je t'ai dans la peau
T'es beau tu sais, t'es l'homme qu'il me faut

 

C'est fou l'effet qu'tu m'fais
Je suis mordue, je suis heureuse
Mon manège à moi tu es,
Comme j'aime la vie en rose!

 

Le ballet des cœurs est dans la foule
J'ai trouvé mon Milord, mon homme
Le bleu de tes yeux me trouble
Embrasse-moi, je m'imagine

 

Mais voilà que j'entends la sirène
Je vois les blouses blanches, les croix
Les flonflons du bal cessent pour moi
Ding ding dong, les trois cloches sonnent

 

Adieu mon cœur, adieu il pleut
Dis, à quoi ça sert l'amour?
Ce soir l'orgue des amoureux
A perdu le chant d'amour

 

Rien de rien, non, je ne regrette rien
Tu es partout, sous le ciel de Paris
Demain, je n'en connais pas la fin
C'est lui que mon cœur a choisi...

(En noir, les titres de chansons de Piaf)

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 23:06



Cet aprem nous avons rencontré
Un chaton tricolore semblant perdu
Il est venu près de nous miauler
Apeuré mais son ventre bien tendu

 

Il se frottait à nos chevilles, pleurait
Et nos doigts à son pelage caressaient
Il y allait de ses ronronnements
De son regard mordoré nous suppliant

 

Je m'étais jurée de ne plus succomber
A l'adoption d'un chat quelqu' il soit
Les ayant un à un perdus, écrasés
Mais là, c'était si... un 'tit cœur quoi

 

Nous ne sous sommes que peu concertés
Pour prendre enfin la décision
Le laisser aurait été du sombre à la journée
Nous l'avons emmené à la maison

 

Dans l'auto, il s'est montré craintif
Mais peu à peu s'est senti rassuré
Car nous étions très attentifs
Et ne voulions plus que l'aimer

 

Boule de poils s'est vite adaptée
Aux moindres recoins de notre chez-nous
Avec sa jolie frimousse, sa queue cassée
Lui faut plus qu'un prénom tout doux

 

Ce n'est pas un chat à pedigree
Juste un ‘tit matou de gouttières
Mais c'est pour cela qu'il nous plaît
Avec ses bosses, son air de travers


N'ayant pas  encore eu le temps de prendre "The cat"
en photo, je vous en livre une au hasard mais que j'adore!
Un chat qui se dore la pilule, lunettes noires,etc... :-)
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 23:00
Vous allez trouver ces mots puérils
Qui sait... Mais, j'ai envie de les écrire
Qui que vous soyez : amis aux mots fidèles
Ou lecteurs de passage, occasionnels

Je vous aime!

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 23:18



A toi mon gaillard, mon champion
Je te dédie mes premiers émois
Tu t'en es pris des bleus, des gnons
C'que j'ai pu avoir peur pour toi

 

T'es pas qu'une tête brûlée
En toi, y'a tellement tendresse
J'te lisais des contes de fées
Et tu approuvais rires caresses

 

C'qu'on a pu se chamailler
Quand tu jouais au p'tit mec
C'qu'on a pu aussi se marrer
Tous les deux sous la couette

 

Tu vas pousser, grandir, faire ta vie
Je resterai là à te voir te préparer
Te donnerai le max de ce que je puis
Et à tes souhaits, approuver, ouais!

 

T'es mon sacré diable de fiston
Je regrette que dalle, au contraire
Sans toi ma vie n'aurait de raison
Vis! Bouge! Fais ce que t' aimes

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 23:10



Sais-tu ma douce et chère fille
Ce qui nous tient, nous unit?
La chaîne du cœur nous enivre
Un lien entre nous se poursuit.

 

Ce que ma mère m'a appris
Je te le remets chaque jour
En héritage, en don transmis
Que tu lègueras à ton tour.

 

C'est la trame des générations,
Celle des femmes, qui se tisse.
Abnégation et résolutions
Etre pour chacune l'appendice.

 

Contre toute attente se battre
Malgré tout continuer à aimer
Car nous demeurerons l'âtre
Où brûlera le feu attisé.

 

Dans ton doux et noir regard
Je discerne la braise qui luit
Désir, envie, espoir, miroir
D'elle à moi, à toi ma jolie.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 23:15



Courir, aller toujours plus vite
Comme si nos jours étaient comptés
Se presser, tels des corps en fuite
Que le temps ne cesse d'absorber

 

Se hâter en folie, après le boulot
Comme si les heures ne suffisaient
De bus en stations de métro
S'accorder une minute pour un café

 

Klaxons, alarmes ou sirènes
Coups de marteaux à la tête
Spots des enseignes publicitaires
Aux yeux qui se déversent

 

Suivre l'absurde, acharnée cadence
Les pieds meurtris par le macadam
Se faire bousculer au passage
Jeter un œil torve à un quidam

 

Ne penser qu'au retour à la maison
Se demander pourquoi on vit
Rêver de pyjamas et de chaussons
De silence, de son petit nid

 

Arriver, soupirer de soulagement
Envoyer promener ses souliers
Vouloir reprendre tous ses sens
Et s'allonger enfin sur le canapé

 

S'apercevoir que tout est à refaire
Chaque jour semblable à hier
Lundi, mardi, mercredi jeudi, vendredi
C'est la sale course des jours sans répit

 

Et si l'on prenait le temps du bonheur
Et si l'on pouvait à jamais s'imprégner
De volupté de calme et de douceur
Pour se poser, se délecter, s'oublier

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 23:03
La réponse à la devinette était : "le commentaire"

Charlie est la gagnante!!!!!

Récompense : Ma considération! Lol
Et une tonne de kiss

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 23:44


Je me pose parfois par hasard
Mais j'ai aussi de la mémoire

Des foudres je puis susciter
Comme l'amitié engendrer

 

Je déclame toutes les humeurs
Des larmes jusqu'au bonheur

Chacun peut me supprimer
Ou alors me chouchouter

 

Mes caractères sait varier
Orner de différents attraits

Au choix on peut m'ignorer
Ou me trouver de l'intérêt

 

Je ne prends que peu d'espace
Tout en restant assez coriace

Si je sens que j'encombre
Suis muet comme une tombe

 

Je me pare parfois de couleurs
Egayant les maux de vos coeurs

Je niche chez chacun d'entre vous
Tel un coquin bizarre 'tit coucou


Réponse Vendredi si vous êtes sages! (ou pas, lol)
Le gagnant se verra attribué une récompense :-)
A vous de faire travailler vos neurones...

 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 23:48



Commettre l'innommable
Supplicier des corps des âmes
Monstre de l'irréparable
Cracher perversité en lames

 

Quand le soir dans les couloirs
De l'obscure et dure prison
Il n'est plus que désespoir
Regrettant sa déraison

 

Penser à ceux qui soudain
Ont vu se briser leur vie
Soupeser le Mal le Bien
Trier le jour de la nuit

 

Il ne sait à quel moment
Les gardiens enfin viendront
Quand frappera châtiment
Sueur perlant à son front

 

Il n'y a de pire crime
Que de tuer un innocent
Rendre à ces victimes
La faveur d'un jugement

 

Sur la chaise de justice
Il ira s'asseoir en homme
Face à son propre supplice
A la mort sera axiome

 

Une cigarette de l'alcool
Pour ôter en lui la peur
Qu'il garde son self-control
Sans heurts à sa dernière heure

 

Les disparus ne renaîtront
D'une mort à froid décidée
Venger sans donner pardon
Douleurs des deux côtés

 

Il y aura une mère un frère
Pour pleurer celui qui a osé
Sans oublier la détresse
Des coeurs ensanglantés


Qui sont-ils pour devenir
A leur tour juges bourreaux
Le geste encore reproduire
Larmes couperets couteaux


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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 23:10



Je m'installe sur la banquette de cuir rigide. Le compartiment est vide.
J'écrase mon nez contre la vitre et le froid du verre au contact de ma
chair tiède fait naître en moi un frisson . Enfant, j'aimais guetter au
passage des trains les visages des passagers, leurs regards suspendus au
paysage qui défilait à une allure folle. Parfois, je tentais en vain de saisir
une expression, un geste , un signe de ces gens qui m'étaient
inconnus. Désirs d'instantanés, de flashs,pour figer dans ma mémoire la
fugacité des êtres, pour m 'assurer de la pluralité des destins, pour
m'étonner enfin de n'être point unique ni immortelle.


J'ai imaginé des voyages sans destinations, sans provenance aucune, comme en
pays de transit,en pays d'errance, de gare en gare, de quai en quai, sans parvenir
à marquer les étapes. Mais, aujourd'hui, l'arrêt final se dessine.
Je suis devenue à mon tour l'un de ces voyageurs dont certainement, dans
quelque endroit imprécis, un enfant essaiera de supplier le regard un bref
instant, et qui ne laissera pourtant que le flou quasi imperceptible
d'une image mêlée aux reflets des ombres et des lumières sur la transparence
de la glace.

Je ramène furtivement un pan de mon trench-coat sur le pointu de mes genoux
qui se révèlent beaucoup trop maigres.
J'ai toujours été si menue, presque chétive. Ce repli sur moi-même se
traduit par la minceur et la fragilité excessives de ma silhouette. Amalgame
d'os et de chair émaciés, tendu en un soupir musculaire, oblitéré de
ramifications nerveuses. Il y a des corps qui n'offrent, de par leur forme,
aucun bonheur de langage ni espoir de voyage. Nulle émotion ne s'y éveille,
que ce soit à la cambrure des reins, à la jonction du bras et de l'épaule,
au galbe du sein ou à la naissance du cou.
Je sais pertinemment que cette enveloppe trop formelle n'établit pas de
lien jusqu'à mon âme.
Je n'ose même pas envisager l'éventualité rédemptrice d'une chrysalide. Je
me sens chenille sans parvenir à m'imaginer papillon. Et, j'ai la
certitude que ceux qui m'ont étreinte ne se nouaient jamais à moi par désir
de caresser mes formes rédhibitoires. Ils étaient uniquement animés par une
impudique curiosité, surpris de ce paradoxe entre ce physique si banal,
commun et cet esprit complexe. Ils avaient pour but de pénétrer mon univers
fantasmatique, s'ingéniant par quelque malin plaisir à exorciser de ma
personne les tenants et les aboutissants qui font de moi cet être singulier. 

Je connais ce pouvoir de séduction efficace et destructeur que j'impose bien
malgré moi à ceux qui m'approchent et dont, cependant, je ne possède pas la
réelle maîtrise. De ce pouvoir, je n'ai pas fait une arme impitoyable car
aucune vengeance ne m'habite. Mon histoire est celle d'une quête, sans
limites, en faveur d'une vérité inlassablement refusée, cachée sous les fils
ténus du mensonge, sous les scellés du silence. Plus que tout, c'est le
réconfort des mots et de la parole enfin échangée qui me délieront de ce
malaise inextricable qui rythme ma vie.

Je dessine un cercle de buée en un souffle léger contre la vitre. Au-dehors,
la nature semble paisible, sereine.
Les arbres gémissent au vent , abandonnant généreusement dans sa
direction leurs ramures échevelées. Le ciel a pris des tons d'ocre et
d'orangé pour habiller les derniers rayons du soleil qui va se coucher aux
sourcils des collines. Les fleurs s'abîment en de subtils tremblements,
repues des ardeurs d 'Hélianthe. La terre se fige dans le crépuscule comme
un ventre rond qui digère, rassasiée des excès d'une journée féconde. Des
oiseaux s'envolent vers des cieux plus propices en cette saison de
froidure, et leurs ailes entament cette tranche d' infini en un geste ample.
C'est tout cet espace que j'aimerais embrasser, aspirer,mais mes lèvres
exsangues ne s'ouvriront pas malgré l'avidité du désir qui me submerge.
Je pars rejoindre ce village depuis longtemps quitté, retrouver la maison
paternelle à présent abandonnée. C'est devenu une nécessité, une évidence,
une urgence, comme si le fardeau était soudain devenu trop lourd à porter.
Je suis les traces tel un fauve qui sait que sa survie ne dépend que de
l'achèvement et de l'extermination.
Il faut savoir se battre contre les fantômes parfois, afin de ne pas mourir.
C'est le prix à payer pour sa délivrance, pour sa liberté, la mienne en
l'occurrence....
Je fixe l'horizon et je sais qu'au bout du compte, je rejoindrai ce trait
qui fait se confondre terre et ciel.

C'est un essai  pour savoir si je puis écrire en prose.
Si c'est raté, faites-le moi savoir, je stopperai illico et m'en
tiendrai à la poésie en vers, sans vous en vouloir une seconde :-)

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