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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 01:44



Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer.

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 01:26


A
u père désespérément inconnu
Berceau de ses nuits livides
S'obligeant à rester impavide
Enfant illégitime et perdu.
Nauséeux chemin, sans traces,
Cherchant en vain qui l'a conçu
En colères, dépit et rage
Sous l'abcès de l'amertume, le pus.
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 00:51
Sous la ramure
Une cigale qui stridule
Chaleur de l'été
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 00:41



C'était dans les années d'après-guerre
Dans un Paris encore chamboulé,
De l'oppresseur enfin libéré,
Après les privations, les rafles, la peur.


A présent, les gens se pressaient heureux
Soulagés, battant le pavé d'un pas assuré
Rires au cœur, gommant les souvenirs malheureux
Pour tenter de retrouver un temps aimé.


Le photographe a pris alors ce cliché,
Instantané d'amants immortalisés,
A figé leur baiser passionné sur la pellicule
Un jour d'hiver, à l'Hôtel de Ville.

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 09:42



Qu'est-ce donc que cette République?
Basée sur l'hégémonie et l'ostracisme
Qui renvoie chez eux, sans préavis,
Les sans-papiers, et les plus démunis.
 

Où est donc passée cette terre d'asile?
Ce pays dont les règles premières
Étaient d'accueillir ceux que l'exil
Avait poussés hors de leurs frontières?


Ce mauvais petit prince factice
Ce dictateur élu au suffrage universel
Se complaisant dans le faste et le futile
Et nous enclavant dans son pouvoir délétère.

Avec sa Belle dont j'ai conscience
Qu'elle n'a ni foi ni loi
Attirée par les honneurs et l'audience
Pour en faire son passe-droit.

J'ai honte d'oser respirer dans ce pays
Qui ne respecte plus rien ni personne
Cette perfide et fausse démocratie
Qui casse, broie et sclérose.

Bien loin s'est évanoui le chant
De ceux qui se sont battus pour l'égalité
Donnant jusqu'à leur vie et leur sang
Pour la liberté et la fraternité.

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 00:18


Pourquoi coucher ses écrits sur la page
Si c'est juste pour dire que la pluie mouille
Que le soleil brille sur la plage
Et faire rimer le second vers avec grenouille?


C'est trop simple tout cela.
Quoique... Pourquoi pas?
Je ne veux pas me perdre en rimes faciles
Et voudrais avoir de la classe, du style!


Trouver le sens des mots et des phrases
Jouer avec eux, même sans talent,
Mais garder l'amour de la syntaxe,
Et du Verbe faire jaillir les accents.
 

Sinon, pourquoi mièvrement écrire
Que les fleurs sont belles, que la vie est merveilleuse...
S'il faut toujours et encore dire
Les mêmes choses de manière sentencieuse.


Je veux, Ô suprême supplice,
Me donner le temps de mettre cent fois
Le texte en exercices
Avant de le livrer ça et là.


Trop compliqué? Non pas tout à fait.
Ecrire avec l' âme et cœur devrait suffire?
Possible mais très surfait.
Alors sur la pointe des pieds, je me retire.

 

 

 

 

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 00:39
Il sort la petite boîte de son cartable
En soulève le couvercle précautionneusement.
De ses doigts courts,  pose sur la table
Ses cinq bons points accumulés lentement.

Ils correspondent à ses efforts, quand la craie
Crissait sur le tableau noir, immense,
Qu'il ne comprenait pas tout, mais persévérait
Malgré le maître et ses réprimandes.

Plus que cinq bons points pour obtenir la grande image...
Ses yeux luisent, son pouls devient soudain rapide.
Il choisira le puma, ou le panda. Non! Plutôt la rage
Du lion qui se bat, animal  roi et intrépide.

Leçons de français ou de mathématiques,
Fleuves,affluents, confluents géographiques
Dates de batailles et de combats historiques
Dictées aux mots difficiles, calculs géométriques...

La grande image l'attend si dans sa rédaction
Il écrit que le crapaud n'était pas prince charmant
Que toutes les souillons ne deviendront pas Cendrillon
Que dans ses rêves existent d'autres serments...

Mieux que les contes pour enfants ou la couleur des billes
Les huées, les quollibets sous sa blouse grise
Lui qui n'a rien à offrir que la chaleur du fourneau
Que la mère attise, suant, se trainant sous le fardeau.

La grande et belle image, il la veut et l'aura
Non pour lui, ça il s'en fiche au fond
Simplement pour le père aussi qui se bat
En labeur misérable, pour quelques ronds.

Il recompte les bons points, cinq!
Les range dans la petite  boîte noire
C'est sa revanche sur le destin :
"M'sieur!  M'sieur! J'en ai des histoires!!!!"

(en dédicace à Igells qui m'a suggéré inconsciemment l'idée de ce texte)




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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 00:22



Au cœur même de l'océan
J'ai trouvé un havre de paix,
Plus de barrages, d'enfermements,
En vagues soudain être délivrée.


Plus de combats vains en mon âme,
Se ressourcer à la douce quiétude
Du roulis de l'eau toute calme
Mon cœur soudain en plénitude.


Regarder le ciel étoilé, ne plus penser
A rien d'autre qu'au bonheur jaillissant.
Sous le manteau de la mer me délester
Du poids des regrets, et du temps.
 

Aller en figure de proue
Sur le voilier du possible
Enfin changer , en tout,
Et aimer, et naviguer, et Vivre!

 

 ( poème déjà publié)

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 01:02


Où es-tu passé, mon beau mec en jean?
On avait rendez-vous, je crois bien hier.
Là-bas en Ecosse, au petit port d'Aberdeen.
Dans l'un de ces pubs au goût de Guiness.


Nous devions visiter ensuite le lac Lomond,
Un peu au sud des Highlands,
Pour ensuite nous diriger vers le Loch Ness
Proche de la belle cité d'Inverness.


L'insaisissable Nessie , sa légende,
Les jours de pluie en cascades,
Les bed and breakfast pittoresques, le green,
Les gisants dans la cathédrale d'Elgin.


Visite et dégustation à la distillerie Talisker,
Puis, au château de Dunveggan avec ses oubliettes.
Une halte à Culross, village en bord de mer,
Et finir à Glasgow, la ville héritière!


Tu n'es pas là pour le fameux périple.
Aurais-tu raté le dernier avion?
Je m'en vais trouver seule les moutons
Et dans le tartan, confectionner ton kilt!

 

 

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 00:03


Le jour où je suis venue au monde
Dans ce peuple de femmes et d'hommes
Emportée par cette immuable ronde
Qui fait de nos vies l'étrange somme...


J'en ai parcouru des kilomètres
De l'enfance à l'âge adulte,
Tous ces rêves et ces paramètres
Pour en déterminer le but.


Femme ballottée entre faux et le vrai
Qui cherche éperdument un sens,
Séparant le bon grain de l'ivraie
Et de la vie même en trouver l'essence.


Je suis telle la vive gazelle
Affrontant ses terribles détracteurs
Avec empressement et zèle
Et la fragilité inévitable de la candeur.


Je foule de mes pieds cette terre
Allant de l'avant , sans compromissions
Dans une course effrénée et volontaire
Laissant l'empreinte de mes pas avec raison.

 

 ( Poème déjà publié)

 

 

 

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