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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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qui m'apportent aide et
soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:00




Dans un cri unique je pars
Ne soyez pas désolés
Je pars vers d'autres destinées
Le cœur bouleversé, au hasard.


C'est terminé, je m'en vais
Fini les faux-fuyants
Je pars en tremblements
Omission, je me tais.


Le visage déformé, je me vague à l'âme
Me torture, me damne
Et sous l'effort conjugué
Je vous quitte à regrets.


Ce qu'il faut de paravents
Pour masquer les visages
Ce qu'il faut comme temps
Pour traîner en voyages.


Je pars, me dissous
Dans la clarté de l'âme
Et soudain m'absous
Des péchés , du drame.


Partez donc en galère
Que je vous guette
En souvenirs de traîne
Le cœur au bord des lèvres.

 

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 01:08



 
Je suis une femme, une simple femme
Une mère, une conjointe, un trait d'union
Une bulle dans la mer faite de lames
Qui s'étalent en blancs moutons.


Je suis une femme, une flamme
Un entrelacement de sentiments,
Comme en chair tressée de larmes
Poussée sans cesse de l'avant.


Je suis la femme, la trame
De la toile qui en un jour
Se plisse et apporte secours
Afin de combler le manque.


Je suis le temps qui passe
Qui en un vol vous rattrape
Pour être en vous éternelle
Une aimante, une aile.

 

 

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 01:01



Se laisser aller au fou plaisir,
De ce corps troublé en jaillir
Ou ardemment y pénétrer
Sous les caresses déployées...


Bouger aux rythmes du désir
Se briser en mille éclats de diamants
Dans l'extase des sens défaillir
Gémir, s‘agiter, se déployer follement...


Aux courbes, aux aigus s'enrouler
S'ouvrir en fleur éclatée
S'abreuver, se nourrir de la passion
Jusqu'à en perdre la raison...


S'enivrer de tous les soupirs exaltés
Se livrer à tous les assauts
Se multiplier en soubresauts
Et presque en douleur pleurer...

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 00:59
- dis-moi pourquoi tu vis
- pour caresser un doute
aussi doux qu'un puma
âgé d'un quart de lune
- dis moi pourquoi tu aimes
- parce que la brebis est un silex
le silex un genou de fée
la fée un mot pendu par la nageoire
- dis moi pourquoi tu changes
- mais non je multiplie l'azur
comme un hareng se multiplie entre les vagues
et je divise l'horizon
comme on divise un colibri
entre deux mille enfants aveugles
- dis moi pourquoi tu meurs
- il faut que la serrure et l'alouette
le livre et la cascade
apprennent
à se tromper.

 

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 01:27



C'est un jour comme un autre
On se réveille l'esprit serein.
Il fait soleil, pas de fausses notes,
On file en hâte au turbin.


Les enfants déposés à l'école
Une lettre très importante
Mise en vitesse à la poste,
Dès le matin la course folle.


On se dit que ce soir ce sera congés
Pensant au repos bien mérité
Après des mois de travail forcené
Entre boulot, maison, devoirs à vérifier.


On rêve avec plaisir aux moments
Où l'on pourra se vider l'esprit
Enfin en quiétude, délicieusement
Emporté par les plaisirs de la vie.


Puis, soudain, un bruit sinistre
Dans l'air , des balles qui sifflent.
Pas le temps de comprendre
Seulement des cris entendre.


Tomber à terre, la peur dans le regard
Se courber dans la douleur
Sentir que tout nous échappe
Que la fin est arrivée sans rien y pouvoir.


Par un matin très banal
Mourir sous la rafale
D'un inconnu, d'un forcené
Comme ça, sans rien avoir cherché.

 

 

 

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 01:23

 


Ma fille - ma, car vous êtes à tous,
Donc aucun d'eux ne fut valable maître,
Dormez enfin, et fermons la fenêtre :
La vie est close, et nous sommes chez nous.

C'est un peu haut, le monde s'y termine
Et l'absolu ne se peut plus nier ;
Il est si grand de venir le dernier
Puisque ce jour a lassé Messaline,

Vous voici seule et d'oreilles et d'yeux,
Tomber souvent désapprend de descendre.
Le bruit terrestre est loin, comme la cendre
Gît inconnue à l'encens bleu des dieux.

Tel le clapotis des carpes nourries
A Fontainebleau
A des voix meurtries
De baisers dans l'eau.

Comment s'unit la double destinée ?
Tant que je n'eus point pris votre trottoir
Vous étiez vierge et vous n'étiez point née,
Comme un passé se noie en un miroir.

La boue à peine a baisé la chaussure
De votre pied infinitésimal,
Et c'est d'avoir mordu dans tout le mal
Qui vous a fait une bouche si pure.

 

 

 

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 01:19

Averse averse averse averse averse averse
pluie ô pluie pluie ô! ô pluie ô pluie ô pluie!
gouttes d'eau gouttes d'eau gouttes d'eau gouttes d'eau
parapluie ô parapluie ô paraverse ô!
paragouttes d'eau paragouttes d'eau de pluie
capuchons pèlerines et imperméables
que la pluie est humide et que l'eau mouille et mouille!
mouille l'eau mouille l'eau mouille l'eau mouille l'eau
et c'est agréable agréable agréable
d'avoir les pieds mouillés et les cheveux humides
tout humides d'averses et de pluie et de gouttes
d'eau de pluie et d'averse sans un paragoutte
pour proteger les pieds et les cheveux mouillés
qui ne vont plus friser qui ne vont plus friser
à cause de l'averse à cause de la pluie
à cause de l'averse et des gouttes de pluie
des gouttes d'eau de pluie et des gouttes d'averse
cheveux désarçonnés cheveux sans parapluie

 

 

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 00:47


Partir un tout petit peu
S'effacer, se gommer,
Ne rien faire de mieux
Que de se balayer...


Fermer les yeux et penser
Que l'instant est pernicieux parfois,
Les nuits blanches tirées
Comme des flèches hors du carquois...
 

S'en aller loin de tout
Dériver, s'évanouir et mourir,
Exhorter les fous
Sombrer dans le délire...


Partir encore plus loin
Où le monde se perd,
Creuser le chemin
Qui va déjà de travers...


Puis, se retourner
Vouloir rester et espérer
Pour elles, pour eux
Croire que c'est mieux.

 

 

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 23:38

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
 Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 23:25




Souvent je me demande ce que je fais ici
A écrire, livrer des instants de moi,
Lorsque j'y pense, quel est le but précis?
Jeter les mots sur la page en faciles désarrois...


Puis, quand je lis les personnes qui gentiment
Me disent que cela les émeut, les touche,
Alors, je crois que cela vaut bien mieux
Que toutes mes interrogations et mes doutes...
 

C'est à vous que je dédie ces quelques phrases
Comme ça, en un remerciement chaleureux.
De tout mon cœur, je vous embrasse
Pour ce que vous m'apportez de précieux.


Et, en retour, sachez que vous lire
Sont un bonheur et une joie indéniables,
Qu'à travers vos mots toujours je respire
Un partage et un don de vous, ineffables.

 

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