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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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qui m'apportent aide et
soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 23:04


Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle
Comme d'une bien-aimée,
D'une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.

{Refrain:}
C'est elle que l'on matraque,
Que l'on poursuit que l'on traque.
C'est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C'est elle qu'on emprisonne,
Qu'on trahit qu'on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu'au bout, jusqu'au bout.

Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui trame en liberté
Ou bon lui semble.

{Refrain}

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l'appelle
Révolution Permanente !

{Refrain

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 00:33



Ses mains dans les siennes liées
Petites, dodues, potelées,
Lui fier et pas très rassuré.


L'enfant tout content,
Balbutiements, babillements,
Lui fragile et pas très assuré.
 

La menotte repliée entre les doigts
De cet homme qui ne sait pas
Trop vers quoi il va.


Les petis pouces ancrés
Au creux des poings fermés
Demander d'être aimé.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 00:08





Dans un grand champ de blé ou de coquelicots,
Peu importe le tableau...
J'attends que la vie me porte enfin plus haut
Là, tu sais, en écho...


Echo des voix qui en sons rauques
S'écorchent sur les contours de mes aigus,
Me dispersent, me croquent
En une esquisse de mon corps ténu...


J'attends que le soir tombe tout doucement
Pour qu'au crépuscule tu me dessines,
Que mes sourires se déploient au firmament
D'étoiles de lune et nous inspire...


Dans un grand champ de blé ou de pavots
Peu importe le tableau...
J'attends que la vie me dresse tout haut
Là, tu vois, en sursaut.

 

 

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 23:40




Je suis en colère ce soir, comme d'habitude, mais surtout ce soir.
Une sorte de ras-le-bol contre ce monde à l'envers,
Chamboulée par les injustices, les trahisons et les désespoirs
Qui habitent les Hommes de cette terre.


Je suis meurtrie par l'image de ces enfants faméliques
Ou ceux plus proches de nous encore, dans une tour voisine
Qu'ils vivent en Orient, en Occident ou en Afrique
Leur sort m'importe, m'insupporte, et me lamine...


J'ai écouté le discours à l'ONU d'une petite fille en colère
Venue du Canada, exprimer ses craintes et ses chagrins
Sur le devenir de cette terre; raconter ce qui la désespère
Comme avoir peur d'oser respirer, de se lever mâtin,


De ne plus savoir si demain les poissons existeront encore,
Si les libellules,les papillons et même les crapauds,
Les félins, les oiseaux, et toute cette immense faune
Lui seront à jamais offerts, en trésors, en cadeaux.


J'ai eu mal à l'entendre parler du haut de son jeune âge
De choses si graves, alors que seule l'innocence, la candeur , la joie
Devraient la caler en sourires, et non en terribles rages.
Son cœur lourd, ses reproches, sa quête, ses angoisses, tout cet émoi


M'ont transpercée de haut en bas, de gauche à droite, vrillée...
Alors je vous pose cette question qui me taraude sans cesse :
Devons-nous laisser aller la Terre sur ce chemin funeste?
Il est peut-être temps de réagir, de lancer des signaux de détresse!


Pour nos enfants, pour qu'ils soient dans le réconfort
Et non dans l'âpreté d'un jour sans soleil,
Faisons ce que nous devons sans penser que ce sont efforts
Juste préserver et laisser couler la lumière.

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 00:38


Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps
C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie
C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
O mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
A l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 00:35

 

À Mademoiselle Marie Laurencin.

Frôlée par les ombres des morts
Sur l'herbe où le jour s'exténue
L'arlequine s'est mise nue
Et dans l'étang mire son corps

Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l'on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D'astres pâles comme du lait

Sur les tréteaux l'arlequin blême
Salue d'abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs

Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales

L'aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d'un air triste
Grandir l'arlequin trismégiste

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 00:22


Les jeux du hasard en deux dés
Jetés ça et là, chiffres multipliés,
Brusques coups du sort
Tels de petits ressorts.


Magiques dés, qui donnent le coup d'envoi
D'une chance saisie ça et là...
Et moi qui attends sur le quai
Que l'on vienne m'y chercher.


Je les lance à nouveau en un geste répétitif
Juste pour voir s'ils tombent du bon côté,
 Cherchant à cerner en eux  le positif
Parce que cela m'arrange et me plaît.


Deux coups de dés balancés en espoir
Pour m'acheminer vers de la douceur,
Ne plus penser que la vie est dérisoire
Avoir de véritables coups au cœur.

 

 

 

 

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 00:20


Une envie de rire et de vous faire un clin d'œil,
Histoire que vous ne pensiez pas que tout est sombre
Dans mon univers. Que je puis sur le seuil
De ma maison , vous accueillir sans aucune ombre.


Nous allons faire en sorte que tout se passe au mieux,
Danser, chanter et bavarder comme de vieux amis
Sous la treille, partageant le peu en un délicieux
Instant. Trinquant ensemble aux bonheurs de la vie.


Une ‘tite grimace de singe pour vous dire en passant
Que même quand il y a de sales moments,
Eh bien, rien ne vaut mieux que de respirer les accents
Du soleil magnifique ou du soir éblouissant
.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 23:46



Un sourire de petite fille accroché sous le soleil
Des fleurs parsemant ses boucles blondes,
Autour d'elle des chemins de ronde
Pour enluminer les jours sans pareil.


Enfant au cœur qui brille de mille éclats
De rires cristallins en bouffées d'air pur,
A chacun de tes petits pas augure
La si belle vie que la tienne sera.


Si tu tombes, tu te relèveras avec la conviction
Qu'il faut aller obstinément de l'avant,
Trébucher, affronter les obstacles, sur tous les tons
Avancer, vivre libre sur l'air du temps.


Mignonne et légère, toute enfantine,
Regarde la grande ourse et l'étoile du berger
Rit, sois toi-même, toute aussi coquine
Que les étoiles qui éclairent tes paupières fermées.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 01:19


Comme une image morte et sans âme,
Elsa regarde ce monde qui lui est improbable
Son cœur chavire parmi les méandres,
Perdue dans cet univers inconcevable.
 

Sur le pointu de ses genoux
Elsa pose son menton pointu,
Les traits émaciés, le corps tendu,
Une trace, un air de rien du tout.


Ce sont ses terrifiants cauchemars
Qui peuplent horriblement sa mémoire
Aux lendemains tristes et  blafards
Après mille et mille nuits blanches.


Elsa respire mais obligatoirement ne vit pas tout à fait
De cela pour sûr elle s'abstient.
A force de rancoeurs inutiles, à force d'être blessée
En petit oiseau fragile sans refrain.


Dans les yeux d'Elsa comme disait le poète
Il y a des béances, des certitudes, des désespoirs
Mais cette Elsa-ci n'est qu'une frêle silhouette
Désarticulée, face à son reflet dans le miroir.

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