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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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Merci pour vos commentaires
qui m'apportent aide et
soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 21:56

 



Sortir de ce monde étouffant,
En faire craquer le carcan
Établir un quelconque lien
Trouver un petit chemin;

 

Sortir de tout ce fatras
En extirper toute la lie
Voir plus loin que là-bas
Et moins près qu'ici;


Casser les terribles murs
Accoucher de ces démons
Pour en un murmure
Rester en suspension
.

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 00:35



Comment sortir du tableau
Le cœur léger et le front haut,
En tracer solennellement le portrait
Et aussi, le plus difficile,le signer...
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 00:22



C'est lui qui m'a poussée à tout donner
M'envoler haut, si haut,
Et à présent, il désire m'amarrer
Comme au port un vulgaire bateau.


Je ne voulais pas avancer sur ce chemin
J'avais quelques réticences
Il m'a portée, à bout de bras et de mains
Afin que j'y trouve mon essence.


Maintenant que je suis presque arrivée
A surmonter mes craintes et que tout va à peu près bien
Il jalouse ceux qui à leur tour m'ont prodigué
Leur tendresse, amitié et aussi leur soutien.


Comment faut-il faire pour ne pas avoir de reproches?
Sortir de cette impasse, et croire en des lendemains.
Stopper les critiques, les scènes , les anicroches?
Et se défaire de tous ces côtés mesquins.

 

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:52



Et dans les nuages
Comme un mirage
M'envoler
Me laisser porter


Dans le soir évanescent
Ombre ondulatoire
Au désir naissant
Et si dérisoire


Qu'un rien m'entraîne
Qu'un tout m'immerge
En un seul vertige, un seul trait
Entre points et déliés.

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 02:42



Putain de nuit
Saletés d'insomnies!
Quand l'angoisse me tient
Me bouleverse pour un rien.
 

Paniques nocturnes
A la blanche lune
Qui me prend par la main
M'enclave et me retient.


Alors, je hais cette obscurité;
Je la repousse comme je puis
Mais dans ses rêts, je suis
Enserrée, enchaînée.


Dormir, ou rester éveillée?
Je n'ai pas vraiment le choix
Car Morphée ne veut pas
Dans son sillage m'emporter.
 

Je lutte, combats avec elle,
Cette nuit qui me nargue
Mais qu'au fond j'aime,
Et dont je me targue.


Elle aura le dernier mot
Sans doute, lorsque, épuisée
D'avoir tant résisté,
Je sombrerai sans un sursaut.


Mais j'en aurai compté des heures
Des minutes et des secondes,
Avant de céder à la faveur de l'ombre
Et dans le lit m'écrouler en langueur.
 

Putain de nuit,
Saletés d'insomnies!
Vous m'aurez eu jusqu'au bout
Sans lâcher la bride de mon cou.

 

 

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 00:27

Tout enfant, tu dormais près de moi, rose et fraîche,
Comme un petit Jésus assoupi dans sa crèche ;
Ton pur sommeil était si calme et si charmant
Que tu n'entendais pas l'oiseau chanter dans l'ombre ;
Moi, pensif, j'aspirais toute la douceur sombre
Du mystérieux firmament.

Et j'écoutais voler sur ta tête les anges ;
Et je te regardais dormir ; et sur tes langes
J'effeuillais des jasmins et des oeillets sans bruit ;
Et je priais, veillant sur tes paupières closes ;
Et mes yeux se mouillaient de pleurs, songeant aux choses
Qui nous attendent dans la nuit.

Un jour mon tour viendra de dormir ; et ma couche,
Faite d'ombre, sera si morne et si farouche
Que je n'entendrai pas non plus chanter l'oiseau ;
Et la nuit sera noire ; alors, ô ma colombe,
Larmes, prière et fleurs, tu rendras à ma tombe
Ce que j'ai fait pour ton berceau.

 

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 00:22

Sur la côte du Texas
Entre Mobile et Galveston il y a
Un grand jardin tout plein de roses
Il contient aussi une villa
Qui est une grande rose

Une femme se promène souvent
Dans le jardin toute seule
Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls
Nous nous regardons

Comme cette femme est mennonite
Ses rosiers et ses vêtements n'ont pas de boutons
Il en manque deux à mon veston
La dame et moi suivons presque le même rite

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:58




Des yeux, partout des yeux
De toutes les couleurs
Des yeux, partout des yeux
En douleurs ou en bonheurs..
.

Verts, bleus, marrons, noirs,
Parfois aussi étrangement vairons,
Éclairant nos regards,
Tendant tous vers un même horizon...


Partout des yeux, oui des yeux
Mangeant nos visages.
Mais ceux que je veux?
Les tiens, sur mon rivage...

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:48




J'ai peur de ne plus pouvoir
Écrire les mots ni ce que je ressens,
Peur de ne plus savoir
Exprimer ici mes sentiments.
 

Et si le lien était trop fragile
Les idées trop insipides;
Que tout cesse inévitablement
Comme cela, en un instant?


Et si la page restait blanche,
Vierge, sourde, muette,
Telle une triste trompette
Sans son obligatoire anche?


Plus de vers, plus de strophes,
Rien qui me vienne à l'esprit
En une irrémédiable catastrophe,
Me laissant dans le pire des dépits.

 

 

 

 

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 00:30
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pervenche
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa...
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