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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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qui m'apportent aide et
soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 23:37


A vous ces vers, de par la grâce consolante
De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
De par votre âme pure et toute bonne, à vous
Ces vers du fond de ma détresse violente.

C'est qu'hélas le hideux cauchemar qui me hante
N'a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu'il ensanglante!

Oh! je souffre, je souffre affreusement, si bien
Que le gémissement premier du premier homme
Chassé d'Eden n'est qu'une églogue au prix du mien!

Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
Des hirondelles sur un ciel d'après-midi,
-Chère,- par un beau jour de septembre attiédi.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:18





Comme la vie est belle
Lorsqu'il fait chaud et soleil
Que tout nous est offert
Avec ce signe du simple réel
.

Le chant d'un oiseau,
Le vent dans les sycomores
Que son bruissement arbore
Au-delà des mots.


Et le gris bleuté des oliviers
Qui se dressent fièrement
Dans la beauté de l'été
Au soir finissant.


Je l'aime ce temps qui vient
Qui est,et me pousse de l'avant;
Je l'aime cette terre de demain
De ce jour, et de ceux d'antan.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 23:44

Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassée
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
À Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 23:25






Dans la ville étrangère
J'ai traîné mon angoisse
Sous un manteau de glace
Qui me jetait des pierres

Dans le soir inconnu
Éclaboussée de rires,
Je n'ai rien osé dire
A ceux qui m'ont battue.

Et j'ai fui la lumière
Qui me blessait les yeux
De son visage de feu,
Et j'ai frappé la terre.

Nuit sans compassion
Dans mon âme en fusion
Brûlait le souvenir
Que je n'avais pu fuir;

Dans la ville étrangère
J'ai traîné mon angoisse
Sous un manteau de glace
Qui me jetait des pierres.

 

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 23:18

Un poème c'est bien peu de chose
à peine plus qu'un cyclone aux Antilles
qu'un typhon dans la mer de Chine
un tremblement de terre à Formose
Une inondation du Yang Tse Kiang
ça vous noie cent mille Chinois d'un seul coup
vlan
ça ne fait même pas le sujet d'un poème
Bien peu de chose
On s'amuse bien dans notre petit village
on va bâtir une nouvelle école
on va élire un nouveau maire et changer les jours de marché
on était au centre du monde on se trouve maintenant
près du fleuve océan qui ronge l'horizon
Un poème c'est bien peu de chose.

 

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 15:36
J'étais adolescente et lui n'avait que quelques années de plus que moi, à peine.
Il conduisait une drôle de voiture, un peu cassée, un peu abîmée,celle qui
faisait si peur à ma mère lorsque je m'y engouffrais.

Nous nous étions connus par des amis communs. Je sortais d'une période
de bouleversements : plus envie d'aller au lycée, de subir les obligations, les
interdits, etc.. Moi, excellente élève (disait-on), je séchais les cours avec la
désinvolture qui sied si bien à la jeunesse, et le désespoir de ces années-là.

Je ne m'aimais pas. Ni mon corps efflanqué, ni mes traits émaciés, trop grande
pour mon âge, déjà. Je crois que j'étais belle (c'est ce que j'entendais, mais
ne voulais pas écouter). Bref, je n'appréciais rien en moi. Même pas le vert
de mes yeux pailletés d'or, ni ma bouche charnue qui me semblait trop épaisse
et trop rouge. Encore moins mes jambes de sauterelle et mes seins à peine
esquissés. Je me voyais chenille sans oser imaginer devenir un jour papillon.

Je savais simplement que je n'étais pas stupide, et sans vouloir paraître
prétentieuse , je crois bien que c'était là ma seule qualité, tant est que cela
puisse en être une... Mais, je ne viens pas parler de moi, juste m'expliquer.

Donc, il venait me chercher chaque vendredi. Ensemble nous faisions tout
ce qu'il ne faut pas - paraît-il -.Mais braver les convenances nous semblait
si attrayant et jouissif!

Il était beau avec son visage d'ange. Je n'aime pas ce qui est angélique, et si
j'utilise les clichés systématiques, c'est que je n'ai pas d'autres références pour
décrire cette sorte d'ingénuité qui se dégageait de ses traits.
En réalité, il portait les pires souffrances en lui, et les stigmates d'un passé
lourd de souvenirs d'une enfance pétrifiée, si peu réjouissante.

Il me tenait par la main quand nous écoutions de la musique, celle des années 70.
Nous nous laissions aller doucement de par les sons et les chansons porteuses
d'espoirs mais également de tristesses infinies. Ce n'était pas tout à fait la
musique de notre génération, mais celle de nos parents, peu importe, c'était
celle que nous aimions et qui nous correspondait.

Notre relation se réduisait à quelques sourires échangés et baisers furtifs,
comme pour préserver cet état de grâce.

« Tu es si jolie... » , m'avouait-il entre deux accords de guitare.
Je ne le croyais pas vraiment. Enfin, peut-être si un peu quelque part.
C'est simplement que je n'étais pas prête à entendre cet amour-là, à cet
instant précis. Moi, je rêvais de partir faire ma vie en Grande-Bretagne, et
en égoïste que j'étais, je me carapaçonnais, ne l'écoutais que peu ou prou.

Dans mon entourage, je m'entendais dire que ce garçon sans aspiration
n'était pas la personne qu'il me fallait... Comme si tout devait être utile!
Ils ne me parlaient pas de correspondance mais de convenances.

Ce garçon qui m'aimait et dont je ne percevais pas cette affection et cet
attachement puissant, parce que jamais totalement exprimé, ou du moins
tout en nuances.je lui ai avoué un soir de dimanche que j'allais m'en aller
pour deux mois en Angleterre.
Que n'avais-je dit là? ... J'avais prononcé ces paroles dans l'insouciance
De la jeunesse, par inconscience et dans la fougue de mes quinze ans.
Sans penser à mal, sans en saisir la portée.

Le vendredi suivant, il n'est pas venu me chercher.
Mon père est arrivé dans ma chambre pour me dire qu' « il » ne viendrait plus.
Le jeune homme qui m'aimait,sans que je le lui rende tout à fait en
retour,s'était tiré une balle de fusil en plein cœur, le soir où nous
nous donnions d'habitude rendez-vous...

Je n'ai pas eu la force, en lâche que j'étais, d'assister à son enterrement.
Je suis restée, là, à pleurer sur mon lit, durant des heures multipliées en jours.
Coupable que j'étais, responsable aussi de ce que je n'avais pas voulu
voir ni comprendre.

J'allais devoir vivre avec ceci ,ce poids sur la conscience jusqu'à la fin de mes jours...

Quelques temps plus tard, un ami est passé me voir. Il m'a tout expliqué,
que je ne devais pas me sentir coupable, et que de toute manière, cela
ce serait produit inévitablement. A cause de beaucoup d'autres événements
dont je n'avais pas la clef.

Alors, il m'a emmenée au cimetière,sur la tombe de ce jeune homme qui
m'avait tant aimée.
Je ne voulais pas y entrer. C'était un de ces cimetières de petits villages, avec
des cyprès, et aussi des coins où les fleurs sauvages et le chiendent se mêlent.
Là où personne n'en prend soin.

Il m'a demandé de cueillir quelques coquelicots et boutons-d'or, m'a prise
par la main et vers la tombe mal entretenue nous nous sommes dirigés.
Ensuite, il m'a proposé de danser et chanter parce qu' « il » l'aurait aimé.

Soudain, je ne sais comment j'ai trouvé cette force de chanter « Imagine »
de Lennon.
Nous avons ri et dansé et j'ai su alors que rien n'était de ma faute, que
c'était dû à la vie.

J'ai posé les fleurs sur la pierre tombale, esquissé un sourire puis m'en
suis allée, le cœur lourd et léger tout à la fois.

Mais en moi pour toujours est gravé ce moment, que jamais je ne
pourrai oublier, telles des larmes de sang.

Parfois, j'entends encore le bruit essoufflé de la vieille auto sur
le chemin qui mène à la maison de mes parents.
Il m'arrive de me retourner et de croire apercevoir son visage
d'ange, ses yeux bleus et ses longs cheveux sur sa peau blanche.

Et de l'entendre me dire, moi qui ne suis toujours sûre de rien :
« Tu es si jolie... ».

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 01:18



Et si, je  tenais à écrire juste pour moi, au fond...
Tel un poisson faisant des bulles,
Et si sans aucun préambule,
Je tenais à tourner en rond
...
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:35




 
Qu'est-ce donc que cette République?
Basée sur l'hégémonie et l'ostracisme
Qui renvoie chez eux, sans préavis,
Les sans-papiers, et les plus démunis.


Où est donc passée cette terre d'asile?
Ce pays dont les règles premières
Étaient d'accueillir ceux que l'exil
Avait poussés hors de leurs frontières?


Ce mauvais petit prince factice
Ce dictateur élu au suffrage universel
Se complaisant dans le faste et le futile
Et nous enclavant dans son pouvoir délétère.


Avec sa Belle dont j'ai conscience
Qu'elle n'a ni foi ni loi
Attirée par les honneurs et l'audience
Pour en faire son passe-droit.


J'ai honte d'oser respirer dans ce pays
Qui ne respecte plus rien ni personne
Cette perfide et fausse démocratie
Qui casse, broie et sclérose.


Bien loin s'est évanoui le chant
De ceux qui se sont battus pour l'égalité
Donnant jusqu'à leur vie et leur sang
Pour la liberté et la fraternité.

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:22

Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien ni personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:16

Il n'y a pas d'amour heureux
Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix;
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie.
Sa vie est un étrange et douloureux divorce;
Il n'y a pas d'amour heureux.
Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin.
A quoi peut leur servir de ce lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains.
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes;
Il n'y a pas d'amour heureux.
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte en moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux.
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux.
Il n'y a pas d'amour qui ne soit douleur.
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri.
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri.
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs.
Il n'y a pas d'amour heureux.
Mais c'est notre amour à tous les deux.

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