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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 00:42

Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.
                                               [Victor Hugo]


Ce n'est pas avec des idées qu'on fait des vers, c'est
avec des mots.
                                       [Stéphane Mallarmé]

Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que
nous sommes, que d'essayer de paraître ce que
nous ne sommes pas.
                 [François de La Rochefoucauld]

La souffrance est pire dans le noir; on ne peut
poser les yeux sur rien.
                                  [Graham Greene]

Créer - voilà la grande délivrance de la souffrance,
voilà ce qui rend la vie légère.
                                     [Friedrich Nietzsche]

Quand nous cessons d'écouter, nous cessons d'aimer.
                                                 [Michel Bouthot]

La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier.
                       [Antoine de Saint-Exupéry]

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 00:22







Le jour où je suis venue au monde
Dans ce peuple de femmes et d'hommes
Emportée par cette immuable ronde
Qui fait de nos vies l'étrange somme...


J'en ai parcouru des kilomètres
De l'enfance à l'âge adulte,
Tous ces rêves et ces paramètres
Pour en déterminer le but.


Femme ballottée entre le faux et le vrai
Qui cherche éperdument un sens,
Séparant le bon grain de l'ivraie
Et de la vie même en trouver l'essence.


Je suis telle la vive gazelle
Affrontant ses terribles détracteurs
Avec empressement et zèle
Et la fragilité inévitable de la candeur.


Je foule de mes pieds cette terre
Allant de l'avant, sans compromissions
Dans une course effrénée et volontaire
Laissant l'empreinte de mes pas avec raison
.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 23:25






Il n'y a plus personne
Dans ma vie
Je sens que ça déconne
Par ici...


Je ne peux plus prendre le train
De l'amour
Il n'est plus sur mon chemin
Le "pour toujours"...

Il n'y a plus personne
Dans ma vie
Je sens que ça déconne
Par ici....


Je respire avec les "jamais"
Et me morfonds
Je crois que j'ai tiré un trait
Sur le mot passion...

Il n'y a plus personne
Dans ma vie
Je sens que ça déconne
Par ici...


Je suis à court de sentiments
Il n'y a plus de" je t'adore"
Le vide absolu, le néant
Plus de "je te veux encore"...

Il n'y a plus personne
Dans ma vie
Je crois que ça déraisonne
Par ici...


Il n'y a plus personne
Dans ma vie
Je sais que ça déconne
Par ici....

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 00:06






Sur la blancheur du bonheur
Comme des flocons de tendresse,
S'efface le souvenir
D'un rêve imaginaire.


Je m'étais vue,
Dans une grotte enchantée,
Perdre la bague du bonheur
Dans un lac de colère.


Je m'étais vue,
Lorsque dorment les étoiles,
M'appuyer sur la lune,
A l'ombre du soleil.


Je m'étais vue,
Pleurer inconsciemment
Dans mon cœur la vague résonance
D'un amour caché
Que je n'avais pas aimé.

 

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 23:46
  
 
 


 
De grands loups noirs
Ont crié la soif
Au vieux monde,
De petits renards
A peau de fer
Ont dansé sur la plaine.

Des flammes d'argent
Ont tourné sur la plaine
Dans la nuit lucide
Où s'est brisée la lune
En flaques éblouissantes,

Et moi j'ai pu boire
La lueur étalée en cercles.

Dans mes tempes a battu
La fièvre lente
Des rythmes d'avant le temps

Les soleils rouges
De grands chevaux sauvages
Aux crinières éclatées
En bouquets d'étincelles

Et flammes dures
Ont brisé les carreaux
De leurs sabots aigus.

Mon sang est rouge rouge rouge.

Il brûle haut et clair.

Dans mes tempes a battu
La fièvre lente
Des rythmes d'avant le temps.
C'est la musique inoubliable
Du très ancien sommeil

Pour que l'homme fœtus crispé
Puisse se largement déplier
Dans le soleil.

 

 

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 23:32





Ne distingues-tu pas l'appel,
Ce cri venant de l'ombre,
Ne serait-ce pas le même
Que celui provenant de la tombe?


Ne vois-tu pas dans le brouillard
Qui depuis longtemps a envahi ton corps
S'avancer une forme bizarre
T'éblouissant de sa chaîne d'or?


N'espérais-tu pas cet instant
Lorsque durant tes nuits tragiques
Tu rêvais à tout moment
D'une délivrance magique?


Dans ton visage amaigri par le temps
Me frappaient surtout tes yeux gris
Encore doux et caressants
Ayant le don de percer l'infini.


Ta barbe grise également
A force des années
Semblait avoir cent ans.
Que de fois j'ai aimé l'effleurer!


Maintenant, je devine ton regard
Lorsque d'un air affectueux
Tu me dis : « il est si tard »
Mais je ne détourne pas les yeux.


Un jour, comme toi,j'entendrai cet appel
Venant m'ôter la vie;
Eh oui, ce sera bien le même
Que dans ton ultime nuit.


Un jour, je verrai, dans les ténèbres
Qui auront recouvert mon corps,
Ce voile immense qui s'élève
Et je saurai que c'est la mort.

 

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 12:47







Elle a, par je ne sais quel moyen,
Réussi à me rendre fou.
Non pas de ces fous qui, pour un rien
Ayant traversé leur esprit, cassent tout.


Non, je ne suis pas de ceux-là.
Ma folie à moi est plus discrète.
Je me contente de me répéter à chaque pas,
Qu'elle pense à moi, dans le bureau, à sa fenêtre.

 

Et obstinément je me plante là.
Pourquoi? Dans l'espoir d'un sourire, d'un regard,
D'une parole. Mais elle passe et ne me voit pas.
Pour elle, je suis un objet et je suis nulle part.


Avouons qu'elle joue le jeu que je lui impose.
Je la trouve un peu trop facile et banale,
Je voudrais être autre chose qu'un gars pour elle,
Il n'en résulte que mon mal.


Je m'ingénie en restant très distant
A lui montrer que je suis là.
Par exemple tout en l'ignorant
Lorsqu'elle est près de moi.


Je sais qu'elle s'aperçoit de ma présence.
Ces petites froideurs m'amusent, commencerais-je à croire
Si elles ne me faisaient souffrir de leur constance...
Je vis dans je ne sais quel espoir.


J'attends et me demande quoi.
C'est sans doute la jalousie qui me fait voir noir,
J'espère qu'un jour, je serai plus libre,
Et d'aimer et de vivre.

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 01:08





Quand le soir tombe, entre chien et loup,
Je ne vois plus que la traînée en un souffle
Que nos pas lourds tracent , comme fous,
Portés par le délicieux et curieux trouble...


Les arbres aux ramures échevelées
Sifflent au vent leur murmure
Et dans la couleur du soir orangé
Embrasent le crépuscule...


Ce tout, ce rien, ce peu
Que la nature dévoilée nous promet
Sur les sentiers heureux
Du jour qui s'assoupit , si léger...

 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 23:23


.

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.

Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.

Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits
.

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 23:02










Il relève doucement mon menton
Me toise des yeux.
Je suis parcourue de frissons
En état presque fiévreux.


C'est lui, qui m'ensorcelle
Me donne l'Envie.
C'est lui qui m'élève,
M'émeut et m'anéantit.


Sa main caresse ma chevelure
Je fonds, je frémis,
Sa main frôle ma cambrure
Je sombre et gémis.


C'est lui qui m'emporte
Me donne l'Envie.
C'est lui qui me transporte
M'emmène au paradis.


Je m'achève dans le tourbillon
Du plaisir assouvi.
C'est plus que de raison
Cet amour qui nous lie.


C'est lui qui me libère
Me donne l'Envie.
C'est lui qui me révèle
Et fait de moi ce que je suis.

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