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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
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Louise Ackermann

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 01:38
Mon rêve familier


Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 00:52










Parfois, je me sens partir à la dérive
Quand les hésitations se multiplient,
Perdant le fil, la trame de la vie
Soudain toute décousue que je suis.


Dois-je cesser ou perdurer?
Avancer front haut ou épaules rentrées?
Avec la rage de l'obstination
Ou la lâcheté de la résignation?


Et si cette ardeur à vouloir tout gérer
N'était qu'un monceau d'erreurs...
Ne suffirait-il pas de se laisser-aller
Sans douleurs ni heurts...


Voilà que je scrute l'horizon et cette ligne,
Balançant mon corps dans un frisson
Que les doux vents à mon cœur soulignent,
Sagement assisse sur le ponton .


Mais est-ce moi cette femme tranquille?
Trop sage, trop calme, trop timorée.
Alors que sans cesse j'oscille
Entre mes sursauts et mes vacuités.


Il suffirait d'un battement d'ailes
Pour que ma vie en soit enfin changée,
Un papillon à l'autre bout de la terre
Pour m'anéantir et me dévaster.


Je ne sais pas ce que je veux...
Entre les herbes mortifères
Ou le parfum des fleurs salutaires
Quel chemin faut-il prendre?

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 01:19











A mon père,
Celui dont je suis fière.
Pour tout ce qu'il m'a offert
Donné, appris, sans compter.

Cet homme bon, généreux,
Qui a sû peupler mon enfance
 D'équité, de desseins heureux,
Et partager les instants parfois tristes de l'adolescence.


A cet homme, je voudrais dire
Juste un "je t'aime, papa!"
Suivre encore ses pas
Dans la beauté de l'instant, et esquisser un sourire.

Merci pour m'avoir accompagnée,
Tout ce bout de chemin,
Bon gré, mal gré,
D'avoir donné un sens à mon destin.

En un mot, en mille,
Je te donne mon amour,
Que tu l'aies en retour,
Et qu'il te suive....

 

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 02:17













Je te sais cherchant sous les projecteurs
Le rythme qui fait vibrer ta batterie
Non pour être celui qui sera mis en valeur
Mais afin de suivre le sens de ta vie.

Sous les lumières blafardes, stimulantes
Tu fais danser tes baguettes percutantes
Comme deux traits à jamais en attente
Des histoires à toi ,vraies ou inconscientes.

Tu cherches ce qui t'est essentiel, vital.
A chacun son monde, ses espoirs.
Le tien est un univers infiniment choral
Où chacun partage aussi le désespoir.

Homme étrange, rythmé par l'acoustique
Tu es perdu parfois dans ce qui est ton absolu.
Ne cherche pas plus loin , dans cet ésotérique
Ce cheminement dans la salle des pas perdus.

Visage imprégné par les lumières factices
Tu joues à en perdre la raison,
Pour atteindre les pires supplices
Ceux qui approchent l'exaltation.

Rentré, au petit mâtin blafard
Tu te couches et t'endors enfin
Sous des oreillers de cafard
En pensant aussi aux lendemains.

Et, s'il devait y avoir une autre musique
Tu ne la voudrais pas, jamais.
Tu as choisi ce chemin névrotique
Qui fait de toi ce que tu es.

Etrange musicien, éperdu de sensations
Touché, balancé par les rythmes
Ton monde est toujours basé sur l'émotion
Equilibre instable entre les rimes.

Je te vois, te pressens sous les lumières
Les projecteurs euphorisants
Ton visage m'absorbe et m'attire
En un tout vers lequel je tends.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 00:53










Parfois, je me demande à quoi servent les rimes et
les écrits projetés sur la feuille blanche,çà et là, au hasard
des mots, des envies et des besoins sous-jacents.
Qu'y cherchons-nous? Qu'y trouvons-nous? Un exutoire?
Une forme d'abandon? La façon de se prolonger dans ce qui
nous semble être essentiel?

J'ai toujours cru en les mots, sous les mots, entre et au travers
d'eux. Tiens! En parlant de travers, j'entends par là de bizarreries
(donc au sens figuré), hier, je vous ai parlé de mes pieds. Vous en
souvenez-vous? J'ai tenté de faire un exercice humoristique. Réussi?
Raté? Mince, c'est tout moi ça! A avoir peur de déplaire, de ne pas
tendre à la perfection.... Si je devais m'attribuer un adjectif, entre
autres, ce serait « insatisfaite ». Non pas, de ce que j'ai ,ou vis, mais
j'hésiterai toujours entre la vanille et le chocolat, et le serveur aura
beau essayer de me proposer tous les desserts possibles que j'oscillerai.

Décidément, les certitudes ne sont pas pour moi. Mais, après tout, il n'y
a que les imbéciles qui en ont, n'est-ce pas?

Donc, disais-je, je vous ai parlé de la partie la plus inférieure de mon
anatomie : les pieds. ( N'allez pas imaginer autre chose!!).

Ce soir, nous allons tenter le thème des mains. Ardu!!
Je mettrais ma main au feu que vous n'y arriveriez pas vous-mêmes.
Mais, je vais m'en sortir de main de maître, haut la main dirais-je.
En général, je maîtrise, mais là, j'ai bien peur de ne pas avoir
la main heureuse.

En fait, je voulais faire main basse sur vous, vous avoir à portée de main
en quelque sorte. Et vous prendre la main dans le sac, hormis que ce soir,
je pense avoir un sacré poil dans la main, et du coup je la passe..

Oh! Puis, débrouillez-vous avec cela! Mettez la main à la pâte à votre tour!
N'y allez pas de main morte, prenez-vous en main, ou prêtez-moi main forte.
Ou faites-vous la main, que sais-je?

Je suis certaine que vous saurez me donner ce coup de main et aussi que vous ne
viendrez pas les mains vides dans ma maison de délire? Je vous laisse les mains
libres ainsi que toutes les clefs en main. Puis-je faire mieux?

Allez! Vous avez le cœur sur la main, je le sais, et quand bien même
arriveriez-vous les mains vides, que je vous  tendrez les miennes, de bon coeur.

En parlant de coeur... Non , n'ayez crainte! Après les pieds et les mains, je n'oserais pas.
Le coeur, je le réserve pour d'autres choses... Quoique...



 

 

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 23:49







C'est complètement idiot et surréaliste, mais je regarde
soudain mes pieds.

Comme aurait pu le dire une personne que je connais :
« je les trouve beaux ». Moi, je ne les aime pas particulièrement.
Ils sont là, sont utiles, j'en prends soin par souci d'hygiène et parfois,
les décore, les vernis, etc... mais sans plus. Sauf,que ce soir, je les
scrute et étrangement je prends mon pied. Pied de biche?

Peut-être mon amour de la poésie qui me revient en les contemplant :
Vous savez bien ? Le nombre de pieds dans un ver, quoi!

Est-ce dû aussi aux beaux jours qui approchent? La mer, les bateaux
et cette idée qu'il faut avoir le pied marin.

Je ne vous demande pas de me faire des pieds de nez, ce serait
trop facile, et je ne vais pas non plus faire le pied de grue pour
avoir vos commentaires, du style : « tu es bête comme tes pieds! »

Sans vouloir être mauvaise, je vous fais les pieds. Même si je
ne suis pas au pied du mur.
Vous n'allez pas me couper l'herbe sous le pied,si? Moi, qui vous
attends de pied ferme...

Nous sommes, de toute manière, sur un certain pied d'égalité...
Je garde bon pied bon œil, n'ayant pas encore un pied dans
la tombe, et je ne resterai pas là, pieds et poings liés, sachez-le.

Tout ceci pour vous dire que j'ai écrit ce texte au pied levé,
et qu'il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre.

Je vais vous laisser méditer et vais aller me coucher, car j'ai
horreur de me lever du pied gauche...

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 14:09










Je les vois le dos courbé
Travaillant sans relâche,
Leurs visages par les rides creusés,
Sans espoir d'autres rivages.


Ils auront tout donné , acculés par les tâches
Gommant les plaisirs de l'existence.
Pour eux jamais de repos ni de dimanches,
Avancer sans s'arrêter pour une maigre pitance.


Honte à leurs infâmes bourreaux!
Ceux qui tirent parti et profits
Exploitent leur temps, leur énergie
Se gaussent et ont le verbe haut.


Pour ces femmes et ces hommes broyés
Je continuerai à me battre,
Pour qu'enfin et à jamais le mot Liberté
Flotte telle une oriflamme.

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 01:08
Voici des fruits, des fleurs,des feuilles et des branches,
Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches,
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue, à vos pieds reposée,
Rêve de chers instants qui la délaisseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers ;
Laissez-là s'apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:55




Je viens d'apprendre la fameuse nouvelle:
Je porte en moi un enfant,
Celui qui va me faire pousser des ailes
Pour enfin aller de l'avant.


Adossée au mur de la salle de bains,
J'enserre entre mes mains
Le test de grossesse en plastique,
Et sa petite couleur bleue positive.


J'imagine en moi cet embryon
Son cœur qui, peu à peu, va battre
Dans mon ventre tendu et rond
Modifiant joliment ma silhouette.


Je sens déjà les coups de pied rageurs
Comme pour me dire :
Quand vais-je enfin sortir?
Et, sous le nombril cette douce chaleur.


Se prénommera-t-il Louis ou Thomas?
Garçon imaginatif et rêveur...
Se prénommera-t-elle Zoé ou Malika?
Fille dotée de toutes les ardeurs...


Hériteront-ils de mes yeux, de mon front,
De mes doutes, de mes aspirations?
Auront-ils l'audace et les élans de leur père,
Pour oser franchir toutes les barrières?


Saurai-je leur donner les armes?
A elle, à lui, pour affronter ce monde,
Construit de joies, de larmes,
De vérités et de mensonges...


Je desserre l'étreinte de mes doigts
Sur le test de grossesse révélateur
Puisant à jamais cette force en moi
Pour y graver ces minutes de bonheur.

 

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 10:15
Dernière lettre de Marine...

« Jules,

Es-tu retourné dans le cabaret de St Germain? Suis-tu encore les quais?... Le pont
Mirabeau où « coule la Seine...et nos amours faut-il qu'il m'en souvienne... ».
As-tu enfin écrit ce livre auquel tu tenais tant? Les pierres te parlent-elles encore?
Quand les arbres et les veines des rochers te disent leur histoire?

Je me souviens ... Parfois, tu brisais, pour le réduire en poussière,un bloc de minerai,
pour découvrir dans le pailleté des éclats un signe de ce Dieu dont on te disait au
Cathéchisme que son esprit habite tout.
Je me souviens encore... Tu pleurais de rage et de déception devant le silence des
choses.
Te rappelles-tu enfin, quand, à la messe, les bigotes revenaient de l'autel en mastiquant
l'hostie? Tu attendais toujours que ce Dieu qui les habitait les transfigure un instant,
Mais rien, jamais, ne dérangeait l'habitude.
Je les vois , comme tu les voyais, marchant toujours de la même façon, les yeux
baissés, leurs bouches durcies , les mains croisées sur le ventre...

Je repense à Béatrice, la jeune fille du Château, qui ressemblait à s'y méprendre aux
jeunes filles de Botticelli. Il faut que je te le rappelle, si tu l'as oublié, qu'une fois, à
la Sainte Table, c'est elle qui t'a tendu le plateau en or que l'on utilisait alors pour la
communion. Te souviens-tu de sa main frôlant la tienne? Tu t'étais retourné pour la
voir et son image était restée en toi au moment où le prêtre déposait l'hostie sur le
bout de sa langue. Ce souvenir t'avait obsédé longtemps et tu craignais pour ton âme.
Quels tourments avais-tu endurés!
Le soir quand tu disais tes prières, c'est elle que tu voyais, ses paupières mi-closes...
ses lèvres surtout!

Puis, il y avait aussi Marguerite. Elle t'apprenait la musique. Elle devait avoir environ
vingt-cinq ans et tu la trouvais très belle. Marguerite avait une curieuse façon de se
balancer sur son siège. Elle poussait des soupirs que tu ne comprenais pas, et, soudain,
son visage se crispait... ses yeux restaient fixes, et, la bouche entrouverte, elle te
disait alors de regarder au-dessus de la croix, suspendue au mur, le battement d'ailes
d'un ange...

Te souviens-tu? Quand tu penses à la terre de là-bas, à la mer que tu aimes tant :
Maguelonne où tu allais souvent.

Regardes-tu encore le jour se lever sur les tours de Notre-Dame? Es-tu retourné à St
André des Arts? Tu aimais tellement l'ardeur de l'ombre dans les églises, la lumière
tremblotante des cierges, qui te faisaient souvent regretter de ne plus savoir prier.

Suis-tu encore des yeux le brouillard du matin sur la Seine? Es-tu à nouveau entré
dans le jardin du Luxembourg, t'asseoir sur ce banc près du buste de Baudelaire?
Tu savais si bien, presque par cœur « les Fleurs du Mal ». Tu te récitais « L'albatros »
ou « La vie Antérieure », et ce recueillement que tu trouvais sublime : « Sois sage, Ô
ma douleur, et tiens-toi plus tranquille.. ».

Je suis encore tes pas à travers les chemins de montagne. Tu aimais te promener,
t'asseoir contre une haie et fumer une cigarette comme si c'était toute une affaire.
Tu y rencontrais parfois des bergers et tu t'arrêtais dans des champs avec leurs
pierres plantées, ou bien auprès des sources miraculeuses, des vieux chênes avec le
rond des sourciers où l'herbe est toujours verte.
Tu avais même écrit une histoire sur ton village natal. Beaucoup de merveilleux et
de légendes. Poésies des choses profondes qui affleurent aux ruines des châteaux,
des monastères, des chapelles ou de vieux arbres...

C'est nuit maintenant. Je sens sur ton visage le vent qui souffle fort,
tout ébouriffé de grésil. Et quand les nuages s'ouvrent, tu peux voir
les pentes de l'Aigoual, blanches de neige...

Tu vois, je n'ai rien oublié, et même si je t'ai balayé de ma vie, et
même si ton absence - celle que j'ai voulue en te quittant - m'est
douloureuse.
Dire que je me croyais assez forte pour te partager avec une autre.
Quelle erreur! C'était sans comprendre combien mon amour était
trop intense pour supporter cela.
Je vais m'effacer... Le dernier après-midi où nous nous sommes vus,
lorsque je t'ai demandé de prendre une décision et de faire un choix,
tu as été incapable de prononcer un mot et je t'ai trouvé faible et
lâche. Alors, ce fameux courage, celui dont tu manques tant, c'est
moi qui l'aies eu, pour toi, pour nous.
Je me suis éloignée sans me retourner, tandis que le chagrin et la
déception me submergeaient et me chaviraient.
Ce n'est pas avec toi que je ferai le chemin, aurai des enfants , et
partagerai bonheur et chagrins.
Aujourd'hui, le temps est venu de te dire que je ne reviendrai pas.

Marine. »

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