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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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Merci pour vos commentaires
qui m'apportent aide et
soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 00:25




Elle aurait voulu suivre le chemin
Les escarpements, les ornières
Tracer ses pas aux moindres recoins
Etre parcours aux sentiers éternels.


La lenteur de son corps à se mouvoir
L'obligeait à une certaine cadence
Et, dans la force du désespoir,
Elle scandait l'horrible souffrance.


Si la jeunesse pouvait revenir
Le fruit de la vie sans pépins,
Simplement la pulpe du désir,
N'être qu'émois au corps divin.


Elle flatta la lune du bout des cils
L'aguichant en demi-sourire
Se rappelant qu'elle fut jeune fille
Les lèvres rouges, généreuses.


Les seins regorgeant de vie
Le port altier, le cou gracile
La croupe belle, rebondie,
Son intimité en calice.


Les années étaient passées irréversibles
Creusant de sillons son visage
Désarmant son corps au possible
Avec une déloyauté sauvage.


Que restait-il de ces beaux jours?
Quelques photos défraîchies, jaunies
Les êtres chers disparus alentour
Son cœur usé à l'infini.


La lune ne lui rendit pas sourire
Parce qu'elle n'est pas ce que l'on croit
Pleine, à demi offerte, peu importe
Une gourgandine sans foi ni loi.


Et le soleil? Où était-il passé?
Lui qui avait si brillamment
Fait étinceler ses journées.
Il s'en était allé subrepticement.


Elle s'appuya au creux d'un chêne
Respira bruyamment, souffle coupé
Les images défilant sur sa peine
Le regard de larmes noyé.


Puis, elle hoqueta, fut transpercée
Par une sorte d'éclair venu du ciel,
Une fulgurance en un grand trait
L'aile d'un oiseau à son vermeil.


Les nuages changèrent de direction
Il devait déjà être petit matin
Quand elle s'endormit sans ostentation
Les mains au ventre posées, l‘air serein.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 01:45





Comme une traînée de poudre
J'élague, je dynamite
Eclair en une odeur de souffre,
Je suis une allumette.


Un mot, un instant, je m'éclaire
Et dans la flamme vacillante
Je brûle, lance des étincelles
Puis m'éteins, chancelante.


S'il est une âme charitable
Pour induire ma phosphorescence
Alors, j'inscris le scellé du diable
En cire, en sceau, cachet silence.


Boulet de canon, explosion
Tirs balancés tous azimuts
Je me projette en extension
Me catapulte, me percute.


La vie est ce que nous en faisons
Folie pure ou décence
Restent les sensations
La flamme sous les cendres.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 01:21




Journée internationale des femmes
Libération, compréhension
A toutes celles qui se battent
Pour leurs droits, émancipation.


Du premier jour de leur naissance
Aux besoins de reconnaissance
Leurs voix dans la société
Aux esprits sans cesse diffusées.


Cela passe par l'éducation
A la manière de Louise Michel.
L'avortement, légalisation,
Combat ardu de Simone Veil.


Continuer d'avancer à juste titre
Etre à jamais ce que nous sommes
Des filles, des mères, des femmes
Dans la douceur, des Triomphantes.






Un jour de retard mais mieux vaut tard que jamais...


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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 01:50





Avoir honte, se sentir HS
Ne plus pouvoir respirer
Chasser l'image de sa tête
Impression de s'asphyxier.

Croire que le monde s'écroule
Manger brusquement son pain noir
Faillir jusqu'à en perdre la boule
Avancer peu à peu vers l'abattoir.


Se démunir, se proscrire
Bouffer les pissenlits par la racine
Dans la fournaise supplice
Etre l'objet qu'on assassine.


Douleur intense, humiliation
Rager, hurler à en crever
Vouloir demander le pardon
Mais ne pouvoir que s'abandonner.



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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 00:26

Tag

Taguée par Rébecca
Je dois faire un acrostiche d'après le nom de mon blog.

 

Erf, je vais tenter de m'y essayer...




Foudroyer l'espace temps
Usurper la tiédeur des sentiments
Lire au travers des lignes
Galvaniser les foules
Unique et humble certitude
Réseau de l'âme pure
Anticonformisme exhalé
Nuages aux cœurs rivés
Cacophonie, besoin de rivages
Etre dans la tourmente le phare
Sémaphore au-delà des vagues...

 

 

A toutes celles et ceux qui n'auront pas encore joué le jeu mais voudront s'y prêter.
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 00:30


Je me souviens de toi grand-père
De ta vie déroulée, à me raconter
Tes premières joies et tes misères
Tes pas, tes amours, tes années.


Je t'écoutais me narrer ta vie
Les yeux écarquillés, chavirée.
Papé, allez! Explique, dis!
Toute à apprendre, étonnée.


Tu parlais de l'allumeur de réverbères
Du poste radio à galène
Du cinématographe des frères Lumière
Du dirigeable à hydrogène.

Pergaud, Doisneau, Artaud
Piaf la môme, Fréhel la réaliste
Cocteau, Picasso, Garbo
Duchamp, Man Ray et les dadaïstes.


De la guerre, du maquis,des résistants
Des tickets rationnement, privations
Des rafles, de l'étoile jaune, des camps
De la liesse au jour de la Libération.


Sarah Bernhardt et sa jambe en bois
Le quartier de Montmartre, Pigalle
La rue théâtreuse de Quincampoix
Le Moulin-Rouge, Arletty, Ouvrard.

La dictée de Mérimée, les pupitres
L'encre violette, les leçons de morale
Les bérets et les blouses si grises
Les goûters en tartines de pain noir.


Ton premier amour, les tremolos
Les congés payés, la dauphine
Les gauloises en dessin de Giot
La naissance de ta fille, divine.


Puis, soudain, tu te taisais
Les yeux de larmes chargés.
Pour te ressaisir, tu chantais
Afin de me réconforter.


Je caressais ta main tachetée, ridée
La mienne toute jeune, nouvelle,
Ce que j'aimais tes plis, ta peau fanée
Et ton regard à la beauté fraternelle.


Tu me manques grand-père
Ta voix, tes gestes, tes histoires...
Un jour, je deviendrai grand-mère
Et transmettrai à mon tour la mémoire.


J'avais envie de publier à nouveau ce poème en pensant à mon grand-père
que je n'oublie pas en ce jour anniversaire.


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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 01:53




Bonbons à la couleur caramel
Aux commissures des lèvres,
Douceur sucrée, secrète en miel
Que la langue chatouille, discrète.

Bonheur radieux tel un soleil,
Salivant à chaque seconde,
Dispersé entre ors et vermeil
Goût suave, amour qui abonde.

Au plaisir en délectation
Se nourrir abeilles à la ruche,
Du pollen se faire un beau don
Afin que la vie devienne un plus!

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 01:43





A genoux il offre sa rose
Don de son amour si fort
En vers ou en simple prose
Son cœur bat en conte d'or.


Elle accepte, réceptacle
Les mots en corolles si doux
Et à ce tendre tabernacle
Laisse empourprer ses joues.


Bonheur tapissé d'enfance
Royaume humeurs enchantées
Teintées de l'innocence
Bercées par des mots irisés.


Quoi de plus merveilleux, pur et chaste
Que ces souhaits beaux, éternels?
Chat botté croque la Belle
Singulier au sein du pluriel.


"Il y a des choses de l'enfance que seule l'enfance connaît"
C. MC Cann


"Créer c'est toujours parler de l'enfance"
Jean Genet


"Les choses de l'enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons"
Eleanor Farjeon

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 00:30





L'amitié, où se situe-t-elle?
Dans des méandres sinueux.
On peut lui couper les ailes
Elle revient en sirupeux.


Je pense à Toi, tu penses à Moi
Ce ne sont que des blabla...
On s'enquiert, on s'inquiète
On prend des nouvelles par mails.


Pas de réponses. Egoïsme?
Quand tout va mieux, on oublie
Ceux qui étaient là, intègres
En purs, justes et réels amis.


Dorénavant, je ne donnerai
Mon amitié qu'au mérite
De la recevoir et la partager
Le reste n'est que chapître.


Le roman de la vie continue
A la salle des pas perdus
Au final triste dérisoire
Virtuels coups de Trafalgar.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 00:30





Que faut-il dire?
Quand la vie n'est que stigmates
Qu'elle laisse ses dernières traces
Dans les ornières du chemin.

Que faut-il dire?
Quand le cœur est en périphrases
Le sang trop fluide, ou trop solide
Sans ce peu de lendemains.


Que faut-il dire?
A ceux que l'on a tant aimés
Parfois injustement oubliés,
Croyant que rien ne serait perdu.


Que faut-il dire?
Pour rattraper le temps qui file
Vous abandonne et se défile
En équation inconnue.


Que faut-il dire?
Afin de se faire pardonner
Les erreurs, les fautes, les péchés
Sans innocence, par insouciance.


Que faut-il dire?
Quand la mort définie vous guette
Avec son lot de plaquettes
Saleté dégénérescence.


Que faut-il dire?
Lorsque les mots s'échappent
Ténus, aux lèvres exsangues,
Mortels, irrémédiables.


Que faut-il dire?
Sur sa tombe, en épitaphe
A la stèle grise de marbre :
« Elle chercha une simple phrase. »


JE VEUX VIVRE...









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