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  • : Le blog de katherine
  • : poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver
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  • katherine

Texte Libre

Pour écrire en prose il faut
absolument avoir quelque
chose à dire ; pour écrire
en vers, ce n'est pas
indispensable.
Louise Ackermann

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qui m'apportent aide et
soutien. Grâce à vous, je
puis avancer.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 02:03



Quand on n'a plus le temps
Que le monde s'efface
Qu'à chaque pas on s' prend
Un débris de glace.


Quand les jours se gomment
Que l'on craint l'espace
La mort rectiligne
Tapie, là, dégringolade.

Partir en un soupir
Faire bémol de sa vie
Que la nuit expire
Sourde tragédie.


Courir encore
Puis se blâmer
Que ne dévore
L'âme blessée.


Le corps givré de peur
Strié d'angoisse
Comme un malheur
Dans la nuit noire.


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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 02:21





Vivre nue irradiée de soleil
N'avoir pour conjugaison
Que les rayons en doux miel
Quand le cœur n'est qu'horizon.

S'éclabousser d' éternelle chaleur
Le corps étourdi, condensé, haletant.
Sans aucun effort, être bonheur
Offerte à la brise iodée, bronzant.


Traînées de poudre d'or au teint hâlé,
Etendue, assoupie sous les orangers
Mélange santal, odeurs parfumées
Salé sucré, beurre de karité.


Voyages sans fin au goût d'épices.
Sur la plage s'abandonner
Être libre, sans artifices
Sans pudeur se laisser couler.




A Igells...
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 03:13





Il y a de grands navires
Qui naviguent vainqueurs sur les eaux
Tandis que sur les flots soupirent
De petits et vulgaires rafiots.

Coquilles de noix se débattant
Face aux lames déferlantes
Au flux et reflux, au jusant
Dans l'océan fait de tourmentes.


Aux paquebots fiers et arrogants
S'affrontent frêles embarcations
Aux itinéraires souvent hésitants
Sans trop espoir de destination.


Hisser grand voile, suivre le souffle
Du vent et de son obstination
Jonques dérisoires, craintives
Ployées sous la tempête dévastation.


Jeter ses papiers par-dessus bord
Perdre jusqu'à son identité
Croire en Eldorado gorgé trésors
Et jusqu'au bout, tout au bout espérer.

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 01:23



Aujourd'hui, Vendredi Treize
Jour de malheur ou de veine.
Faut-il jouer au Millionnaire
Ou se cacher sous la couette?

Ce n'est pas que j'm'en fasse montagne
Mais je n'aime pas  du tout ce chiffre.
Histoires de superstitions
Sottises ou cogitations?

Bouhhhhh!!!!!
Vlà c'est tout! :)

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:30




Monde désespéré, désillusionné
Que l'on brise de manière perverse
L'humiliant, le divisant pour mieux régner
Avec la bile qui se déverse.

Quand laissera-t-on l'humain vivre en paix?
Quand saurons-nous nous tendre la main?
Gommer, balayer toutes adversités
Que nous ne soyons pas que peaux de chagrin.

Le mal, la honte, les sales rengaines,
La misère accumulée en tragique
Le malheur que l'on subit comme une peine
À coups de matraques et de triques.

Un jour, se réveiller et se révolter
Que le monde bascule du bon côté!
Celui où chacun a enfin sa chance
Se donner les moyens délivrance.

Casser les chaînes, la peur censure
Avancer pour justice, dignité
Pour que plus rien ne jugule
Les droits de l'Homme, son respect, sa liberté!

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 01:34




Paresse quand tu nous tiens
Bon sang, qu'est-ce que c'est bon et bien!
Un brin de soleil, chaises mexicaines
Hamac, style fin de semaine.

Flemme organisée, à l'ombre
Sous la ramure du saule pleureur.
Bivouaquer sous les arbres
Et ne garder que du bonheur!


Le reste on s'en contre-fiche
On a le droit de penser à soi.
Ce n'est pas de l'égoïsme
Simplement, un je ne sais quoi...


Une douce envie, un cher plaisir.
Baisers posés là, à nos cœurs,
De nos yeux enfin n'entrouvrir
Que l'infini besoin de chaleur.

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:30




Juste une envie de sommeil
Quand la lune nous ralentit.
S'étirer vers les lumières
Crépusculaires à la nuit.

Se laisser tout doucement aller
Griffes rentrées, mollement alanguis,
La tête posée sur l'oreiller
S'allonger, se poser ravis.

Au moelleux de la couette se lover
Eteindre nos regards en mi-clos,
Au profond des rêves se plonger
Et voir le monde en beau...



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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 01:21





Elle avançait indolente pas à pas
Traînant ses petits souliers ternis
La tête lourde, crampes à l'estomac
Comme un oisillon échappé de son nid.

C'était à chaque fois la même chose
Les cris, les insultes, les hurlements
Les coups qui pleuvaient sur Elles à tout rompre
Sa mère lasse l'air indifférent.


Le petit dernier qui chouinait dans son berceau
La grande qui s'affairait aux tâches ménagères
Cheveux en bataille, corps en étau
Passant du seau à la serpillière.


Puis, le père qui gueulait sa misère
Rivé à la bouteille, à son goulot
Comme si c'eût été la dernière
Alors qu'elle était celle de trop.


Elle traînait ses chagrins, ses blessures
Se disait parfois que peut-être ...demain...
Demain serait meilleur, un peu moins dur
Que quelqu' un lui tiendrait enfin la main.


Mais ce soir, le courage la désertait.
A n'être que guenilles et oripeaux
On finit par se désenchanter
A la voix n'avoir que tremolos.


Sur la balançoire de la voisine
Dissimulée au sein de la nuit
Elle se laissait emporter par chimères
Jusqu'aux douze coups de minuit.


Et si de souillon sa vie pouvait changer
Si une fée croisait enfin son chemin
Et si, et si... la lune la regardait
L'absorbait, l'emportait vers autre destin.


Elle savait que c'étaient des contes
De belles histoires imaginaires.
Dans la réalité c'est tout autre
On garde ses malheurs, sa détresse.


On vit avec la père qui picole
La mère qui s'emmure silence
Le boulot et l'argent qui manquent
Monde étriqué qui vous use.


Sur la planche suspendue aux chaînes
Elle se balançait, le cœur passoire
Les larmes sur ses joues en traînes
Peine qui grattait à son décrottoir...

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 01:51


Un, deux, trois, nous y voilà!
Hou! Hou! Hou! Où êtes-vous?


Cache-cache avec l'enfance
Douceur sucrée des jeux d'autrefois
Quand l'âme était innocence
Le cœur en rires, éclaté de joie.


Un, deux, trois, nous y voilà!
Hou! Hou! Hou! Où êtes-vous?

Elles sont loin les années du bon temps
A nos joues roses, vitamines
Dans les cours de récré ou les grands champs
Quand nos vies rimaient avec sottises.

Un, deux, trois, nous y voilà!
Hou! Hou! Hou! Où êtes-vous?

Je compte lentement jusqu'à cent
Fais volte-face puis cherche.
Personne... Je ne suis plus enfant
Faudrait-il que j'en prenne conscience?

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 00:15




Sur les draps blancs je m'endors
Le cœur éperdu, presque transie,
Cherchant un bout d'âme à mon corps
Un souhait de bonheur à la vie.

Je tâtonne dans l'obscurité
Expressément , quêtant ton souffle.
Est-ce témérité, bravoure?
Inconscience délibérée?

Affaiblie par ton absence
Je prends la mesure du manque,
Tentant de me faire silence
Dans le désert fantomatique.

Un livre posé ,là, à ta place
Des pages qui ne remplacent
L'ardeur de tes yeux, de ton sourire
Tout ce qui en toi m'inspire.

Rester lovée, à demi prostrée,
Les draps sans plus aucune rides.
Des souvenirs m'envelopper
Etre moi à ton abside.

Puis m'étendre un instant encore
La tête contre ton oreiller
Guettant ta respiration dans l'ombre
Alors que déjà tu t'en es allé.

Draps froids de soie pour une nuit blanche
La venue du petit matin blafard
Cernes aux yeux qui s'affichent
A force de désespoir et de cafard.



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