poèmes et écrits... au gré de mon humeur... pour qui voudra les lire, s'y trouver ou s'y retrouver

Et dans ta nuit noire, me souvenir
De l'écho de ta voix à nos jours fiers
Croire que t'égarer n'est pas mourir,
Si tu me quittes j'aurai ce goût amer.
C'était si bon, si doux et chaleureux
Quand tu étais celle qui me préservait.
Que de rires, que de moments heureux.
A présent, je veille sur ce qui t'est étranger.
Que se passe-t-il dans ta mémoire qui flanche?
Ton monde n'est plus exactement le mien.
Dans mon cœur soudain perdu en avalanches
Je fredonne pour toi notre intime refrain.
Je me répète sans cesse pour me consoler
Que cet univers dans lequel tu te tiens
Je pourrais m'y accrocher, m'y arrimer
Comme à un trésor, un inestimable bien.
Alors, à toi, ma mère, en vain, je m'agrippe
Afin que tout ne chavire jusqu'à Rien
Je t'adresse enfin mon ultime supplique
Etre ta fille, et panser au mieux ton chagrin.
Si les paroles ne sont plus forcément utiles
Entre nous restera cet indéfectible lien
Et sur ta mémoire défaillante, persister à vivre
Poser mes doigts en réconfort sur ta belle main.